← Table of contents
Le roman de la rose - Tome III

Note 8 — JEAN DE MEUNG

Reading edition

Note 8

,

pages

28

-

29

.

Vers 10786-10872.

Tuit trois s'enfoïrent, mès d'eus M'en sunt arrier venus les deus.

M. Francisque Michel traduit «les deus» par «les chagrins.» C'est une grosse erreur d'inadvertance. Il a pris deus pour le pluriel de deul. Mais la phrase n'aurait pas de sens, ou plutôt il serait impossible d'en accorder le sens avec ce qui précède. En effet, nous avons vu que vers l'Amant étaient revenus Doux-Parler et Doux-Penser, mais que Doux-Regard seul était resté. Les deus veut dire les deux autres. Si nous dégageons la pensée de l'allégorie, nous aurons: «L'Amant pouvait encore penser à sa douce amie, il pouvait en parler, mais il ne pouvait plus la voir.»

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings