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Le registre d'écrou de la Bastille de 1782 à 1789

III

Reading edition

La dernière page du registre ne contient que ces deux mentions:

«Juillet 1789.—Les 10 et 11. Envoyé à M. de la Mornière chaque jour une lettre de M. de la Corrège.

«Le 12.—Le sieur La Corrège a eu la visite de la fille Geneviève Chevalier.»

Les troubles qui s'étaient déjà produits dans les rues de Paris et les attroupements nombreux qui stationnaient sur la place de la Bastille avaient interrompu les correspondances et les visites.

Le 14 juillet, à cinq heures du soir, la Bastille était prise par le peuple et ses prisonniers délivrés. Il ne restait alors dans cette prison que sept personnes:

1º Jean Bechade la Barte, employé;

2º Bernard Laroche, âgé de 18 ans, employé;

3º Jean La Corrège, employé;

4º Jean Antoine Pujade, négociant;

Tous quatre enfermés au mois de janvier 1787 et accusés d'avoir fabriqué de fausses lettres de change.

5º Le comte de Solages, enfermé en 1782, à Vincennes, sur la demande de son père, pour cause de dissipation et de mauvaise conduite, et transféré à la Bastille le 28 février 1784;

6º Tavernier, accusé de complot contre la vie du roi, enfermé d'abord pendant dix ans aux îles Sainte-Marguerite, puis transféré à la Bastille le 4 août 1759; il était en état de délire. Il fut placé à Charenton peu de temps après sa sortie de la Bastille;

7º Le comte de Whyte de Malleville, enfermé d'abord au château de Vincennes, puis transféré à la Bastille le 29 février 1784. Il était ordinairement en état de délire depuis plusieurs années: il fut aussi placé à Charenton quelques jours après sa sortie de la Bastille.

Paris.—Typographie Georges Chamerot, 19, rue des Saints-Pères.—10429.

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