Note 551 — LE SECOND ARTICLE DE LA SECONDE DISTINCTION, LEQUEL ARTICLE DOIT PARLER DE COURTILLAGE.
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Nos ancêtres faisoient une grande consommation de roses et d’autres fleurs en général. Nous verrons tout à l’heure dans les menus de grands repas, l’acquisition de chapeaux ou couronnes de fleurs pour les convives. On voit dans les comptes du duc d’Anjou pour 1379, un don de dix francs fait par mandement de ce prince, en date du 8 juin, à Yolent, jadis femme de feu Gillet Le Pelletier, en récompensation de ce que depuis que Monseigneur estoit venus en la ville de Paris (c’étoit en mai seulement) elle l’avoit très-bien servi de roses et de flours (K. 52, 3, fol. 93 vº et 101). L’auteur des Rues et églises de Paris, qui écrivoit tout au commencement du XVIe siècle, estimoit à quinze mille écus la dépense annuelle qui se faisoit à Paris, «en chapeau de fleurs, bouquets et may verds tant pour noces que confrairies, baptêmes, images des églises, audiences de Parlement.... le Trésor, Chastelet et aussi pour festins et banquets qui se font en l’Université en faisant les gradués et autrement.»