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Le livre des singularités

Note 57 — TROISIÈME OBJET.

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Ces deux espèces de vers léonins, ou plutôt ces quatre dernières lignes se retrouvent dans une vieille légende ou histoire superstitieuse de la construction du Pont-au-Diable à Sens, au commencement du XIIIe siècle. Le Diable avait fourni des fonds à l'architecte nommé Guinefort, moyennant la cession de son ame, marchés assez communs dans ces siècles de lumières. Cependant, ce Guinefort, longtemps après, éprouva des remords, et il demanda pardon à Dieu et aux Saints. M. le curé de Sens, touché de son repentir, survint en étole, avec l'eau bénite; puis chassa le Diable et l'exorcisa en prononçant ces paroles qu'il fit répéter au pénitent:

Vade retrò, Satana, nunquam suade mihi vana, Sunt mala quæ libas, ipse venena bibas. Retire-toi, Satan, cesse de me tenter, Garde bien ton poison, je n'y veux pas goûter.

Cette anecdote nous est communiquée par l'estimable et savant M. Théod. Tarbé, de Sens, qui l'a insérée dans l'un de ses curieux almanachs de Sens, année 1837, p. 184-188.

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