Note (retour) — BASILE HYMEN (continued 2)
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»Tandis que Luba se reposait dans les hautes herbes, j'entrai, tenant une torche d'une main, un pistolet de l'autre. Je me vis dans une grande salle voûtée; une brèche me permit d'atteindre un autre compartiment rempli de décombres. J'allais rebrousser chemin, lorsque de larges degrés qui montaient m'apparurent; en faisant le signe de la croix, je m'y engageai avec précaution. Au premier étage, pour ainsi dire, de ce labyrinthe, il y avait un réduit qui recevait la lumière par deux ouvertures à peine plus grandes que les meurtrières d'un vieux château; tout autour, des bancs de pierres garnissaient les parois. Une porte étroite, deux marches encore, puis le pont de pierre aérien qui, jeté au-dessus du précipice béant, conduisait au rocher du milieu. Sur le second rocher, je trouvai une autre chambre presque semblable à la première, mais mieux aérée. J'atteignis enfin au plus haut sommet, au donjon de ce palais qui dominait la contrée sur une vaste étendue. Mon oeil, ébloui d'abord par le soleil, erra bientôt, enivré, par-dessus les forêts bruissantes, jusqu'aux montagnes voisines avec leurs murailles de granit verdâtre où scintillaient mille cristaux de quartz dans la lueur rose du soir. Au loin, vers l'ouest, un tapis diapré semblait jeté au milieu de la forêt; c'était sans doute la prairie florissante d'une polonina11, où paissaient les vaches. Des corbeaux fendaient l'air comme d'étranges papillons noirs.