Note (retour) — ACTE DEUXIÈME
François Guizot translation
YORK.--Que le ciel ait pitié de nous! Quel déluge de maux vient fondre à la fois sur ce malheureux pays!--Je ne sais que faire.--Plût à Dieu, pourvu qu'il n'y eût pas été poussé par mon infidélité, que le roi eût fait tomber ma tête avec celle de mon frère.--A-t-on fait partir des courriers pour l'Irlande?--Comment trouverons-nous de l'argent pour fournir à cette guerre?--Venez ma soeur.... Je voulais dire ma nièce; pardonnez-moi, je vous prie. (Au serviteur.)--Va, mon garçon, va chez moi, procure-toi quelques chariots, et apporte les armes que tu trouveras.--Messieurs, voulez-vous aller rassembler des soldats?--Si je sais comment et par quelle voie mettre fin à ces affaires qu'on a jetées ainsi tout embrouillées dans mes mains, ne me croyez jamais.--Tous les deux sont mes parents.--L'un est mon souverain, que mon serment et mon devoir m'ordonnent de défendre; et l'autre est également mon parent, que le roi a injustement dépouillé, à qui ma conscience et les liens du sang m'ordonnent de faire justice.--Allons, il faut pourtant faire quelque chose.--Venez, ma nièce, je vais disposer de vous.--Vous, allez, rassemblez vos troupes, et venez me trouver sans délai au château de Berkley. Il serait nécessaire aussi que j'allasse à Plashy, mais le temps ne me le permet pas.--Tout est en désordre, tout est laissé sens dessus dessous 15.