← Table of contents
La vie et la mort du roi Richard II

Note (retour) — ACTE DEUXIÈME

François Guizot translation

YORK.--Jusques à quand serai-je patient? Combien de temps encore mon tendre attachement à mon devoir me fera-t-il supporter l'injustice? Ni la mort de Glocester, ni le bannissement d'Hereford, ni les affronts de Gaunt, ni les maux domestiques de l'Angleterre, ni les empêchements apportés au mariage de ce pauvre Bolingbroke 11, ni ma propre disgrâce, n'ont jamais apporté une nuance d'aigreur sur mon visage soumis, ne m'ont jamais fait porter sur mon souverain un regard irrité.--Je suis le dernier des fils du noble Édouard, dont ton père, le prince de Galles, était le premier. Jamais lion ne fut plus terrible dans la guerre, jamais paisible agneau ne fut plus doux dans la paix que ne l'était ce noble jeune homme. Tu as ses traits; oui, c'était là son air à l'âge où il comptait le même nombre d'heures que toi. Mais lorsqu'il prenait un front menaçant, c'était contre le Français, et non contre ses amis; sa main victorieuse conquérait ce qu'elle dépensait, et ne dépensait pas ce qu'avait conquis le bras triomphant de son père; ses mains ne furent jamais souillées du sang de ses parents; elles ne furent teintes que du sang des ennemis de sa race.--O Richard! York est trop accablé par la douleur: sans elle il ne vous eût jamais comparés.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings