Note (retour) — Front matter
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Le soir du 22 août, à Saint-Vincent-Rossignol 40, après être resté douze heures sous un feu épouvantable, Ernest Psichari fut tué net d'une balle à la tempe. Un témoin de sa mort écrit: «Vers six heures, j'aperçus le lieutenant Psichari sous un arbre, près de ses pièces, soutenant le capitaine Cherrier, blessé. Il se dirigea avec lui vers l'ambulance et le laissa à la porte, pour retourner à sa pièce. À ce moment les Allemands arrivaient à 30 mètres. Le feu cessait et le lieutenant était assez isolé. Je le vis regarder le demi-cercle que les Allemands formaient autour de lui, se pencher soit sur son canon, soit sur un blessé et tomber mortellement frappé. Il tomba sur le canon et glissa à terre.» Ceux qui l'ont vu plus tard ont été frappés du calme de son visage: autour de ses mains était enroulé son chapelet 41 qu'il avait pu saisir.