Note (retour) — Front matter
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Mais Dieu, lui, savait déjà la mission qu'il destinait à son enfant et le sacrifice pour lequel, dans sa pitié pour la France, il réserverait ce soldat, fils de Dominique. Bientôt tous les voeux d'Ernest Psichari allaient être exaucés: Dieu lui donnerait sujet de prétendre, de réaliser la double vocation qui partageait son coeur, de s'immoler à la terre de ses pères, de réparer en sauvant. Car le don qu'Ernest Psichari allait offrir pour le service de la Patrie est en même temps un témoignage rendu à Dieu, un holocauste véritable, «librement consenti et consommé en union avec le sacrifice de l'autel 37». Ernest Psichari partit le second jour de la guerre avec le 2^e régiment d'artillerie coloniale. En quittant Cherbourg, il dit à l'abbé Bailleul: «Je vais à cette guerre comme à une croisade, parce que je sens qu'il s'agit de défendre les deux grandes causes à quoi j'ai voué ma vie.»