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La vie d'Ernest Psichari

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Dès l'abord, Ernest Psichari ne douta point qu'il ne dût être quelque jour le serviteur de cet ordre de Saint-Dominique, auquel il appartenait déjà de toute son âme et dont la «règle joyeuse» lui convenait si bien 28. Il y avait, en effet, chez ce militaire, une volonté d'apostolat qui l'empêchait d'être purement contemplatif. Dans le premier moment de sa conversion, il avait commencé par réciter l'office bénédictin. «Non, je ne puis continuer, nous avouait-il, je sens que je suis dominicain.» Enfin, c'était un fils de saint Dominique qui l'avait confessé, puis qui l'avait reçu dans le Tiers-Ordre, en septembre 1913, au couvent de Rijckholt, en Hollande. De toute certitude, il pensait qu'il devait à l'intercession de saint Dominique «ce renouvellement de son âme 29».

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