Note (retour) — Front matter
Reading edition
Voilà où en était Ernest Psichari au début de 1911. Tout en désirant la lumière surnaturelle de la Grâce, tout en la demandant de toutes ses forces, il était loin encore de la vie et de la vérité chrétiennes 12. C'est à peu près l'état d'âme que traduisent quelques pages de l'Appel des armes qu'il terminait alors, et qu'une critique trop pressée de conclure devait prendre pour un témoignage décisif 13. Son oeil n'était pas encore assez fort pour se tourner au dedans de lui-même: il n'allait que plus tard parvenir à son coeur et il lui fallait attendre et souffrir pour connaître la gloire de Celui qui de Sa Main sanglante devait venir le chercher pour le conduire vers elle.