Note 293-1 — SCÈNE QUATRIÈME
Louis-Pilate de Brinn'Gaubast translation
La Malédiction d'Alberich a, sur le développement de l'«action» (jusqu'à la conclusion du Crépuscule-des-Dieux), une influence trop décisive pour que je ne tienne pas à donner ici, à côté de mon adaptation toute dramatique, la littéralité du texte. Si l'adaptation dramatique était en effet nécessaire pour produire, en première lecture, l'impression du mouvement de ce passage capital, la littéralité n'est pas moins nécessaire à quiconque voudrait, l'œuvre lue, en approfondir à loisir le sens et les correspondances (j'ai souligné, en italiques, les plus intéressantes de ces correspondances):—«Comme par [une] Malédiction il ne réussit,—Maudit soit cet Anneau!—S'[il] donna, [par] son Or,—A moi, [une] puissance sans mesure,—Que désormais son charme engendre—Mort pour qui le porte[ra]!—Nul joyeux [ne] doit—Se réjouir de lui;—Qu'à nul heureux [ne] rie—Son splendide éclat;—Qui le possède[ra],—[Que] le ronge l'angoisse,—Et qui ne l'a[ura] pas,—[Que] le dévore [l']envie!—[Que] chacun soit-avide—De son bien,—Mais [que] nul [ne] tire-profit,—Avec utilité, de-lui;—Sans avantage [que] le garde son Maître,—Mais [qu']il attire vers lui l'égorgeur!—Voué à la mort,—[Que] la Peur enchaîne le lâche;—[Qu']aussi longtemps [qu']il vit (vivra),—Il en meure, consumé [de désir]—Maître de l'Anneau,—Comme [s'il était] esclave de l'Anneau:—Jusqu'à-ce-qu'en ma main—De nouveau je tienne le volé!—[C'est] ainsi [que] bénit,—Dans [sa] détresse suprême,—[C'est ainsi qu'il bénit] son Trésor, le Nibelung!»