Note 381-3 — ACTE TROISIEME[373-A]
Louis-Pilate de Brinn'Gaubast translation
Der wilde Jäger: autre preuve du génie synthétique de Wagner. On sait que, d'après les mythographes, le Chasseur sauvage des légendes n'est autre que Wotan (Odin), lequel n'est lui-même autre chose que la tempête poussant les nuages devant elle: «Selbst Wuotans wüthendes Heer was ist anderes als eine Deutung des durch die Luft heulendes Sturmwindes?» dit Grimm. (Deutsche Mythologie, édition citée, I, 526.) A tout insolite bruit nocturne, le paysan de Norvège, encore, profère que «c'est Odin qui passe!» Si le vent gémit dans les sapins, «C'est la chasse d'Odin qui poursuit les loups.» Pauvres mythes, d'être ainsi réduits, par la critique de notre époque, à ces phénoménalités! Mais heureux mythes puisqu'un Wagner, sans négliger l'exactitude (relative) de leurs sens physiques, a mis en pleine lumière en quatre Drames vivants, nonobstant la critique myope, et sans dissertations «savantes», toute l'immense vérité latente (absolue), de leur principe moral.