Note 167 — II ÉTUDE & CRITIQUE
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Il éperone son cheval et le lance à bride abattue, Des plus rudes coups qu'il peut porter le comte frappe le païen, Il fracasse son écu, lui rompt les mailles de son haubert, Lui tranche la poitrine, lui brise les os, Lui sépare toute l'échiné du dos, Et avec sa lance lui jette l'âme hors du corps. Le coup est si rude qu'il fait chanceler le corps du sarrazin, Si bien que Roland, à pleine lance, l'abat mort de son cheval, Et que le cou du Sarrazin est en deux morceaux.
Des éperons d'or fin, il pique son cheval Et va frapper sur Corsablis un coup terrible. L'écu est mis en pièces, le haubert en lambeaux; Il lui plante sa lance au milieu du corps. Le coup est si rude que le Sarrazin chancelle et meurt. A pleine lance l'abat mort sur le chemin.
Trad. de Léon Gautier.