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La storia di Girolamo Savonarola e de' suoi tempi, volume 1 (of 2)

Note 387 — LIBRO TERZO. [1495-97.]

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Diamo qualcuno dei molti brani nei quali il Comines parla del Savonarola; perchè la sua autorità, come di forestiero e contemporaneo, come uomo di grandissimo acume e che conobbe il Savonarola, deve aver molto peso. «J’ay dit en quelque endroit de ceste matière d’Italie, comme il y avoit un frère prescheur, renommé de fort saincte vie.... appelé frère Hieronyme, qui a dit beaucoup de choses avant qu’elles fussent advenues, comme j’ay dit cy dessus, et tousiours avait soustenu que le roy passeroit les monts.... et disoit que le roy estoit esseu de Dieu pour réformer l’Eglise par force, et chastier les tyrans... Sa vie estoit la plus belle du monde ainsi qu’il se pouvoit voir, et ses sermons preschoient contre les vices, et a réduit en icelle cité maintes gens à bien vivre, comme j’ay dit....» Parlando di ciò che alcuni dicevano contro alle sue profezie, cioè che egli desse per rivelazioni quel che sapeva in segreto dai cittadini, il Comines risponde: «Je ne les veux point accuser ni excuser... mais il a dit maintes choses vrayes que ceux de Florence n’eussent sceu luy avoir dictes; mais touchant le roy et les maux qu’il dit luy devoir advenir, luy est advenu ce que vous voyez; qui sont, premier, la mort de son fils, puis la sienne, et ay veu des lettres qu’il escrivoit au dict Seigneur.» Comines, Mémoires, liv. VIII, chap. XIX. Diamo anche quest’altro brano, importante perchè si parla del dialogo dall’autore avuto col Savonarola: «J’ay oublié à dire, que moy estant arrivé à Florence, allant au devant du roy, allay visiter un frère prescheur, appellé frère Hieronyme, demeurant à un couvent réformé; homme de saincte vie, comme on disoit, qui quinze ans avoit demeuré au dit lieu; et estoit avec moy un maistre d’hostel du roy, appellé Jean François, sage homme. La cause de l’aller veoir, fut par ce qu’il avoit tousiours presché en grande faveur du roy, et sa parole avoit gardé les Florentins de tourner contre nous; car jamais prescheur n’eut tant de crédit en cité. Il avoit tousiours asseuré la venue du roy (quelque chose qu’on dist ne qu’on escrivist au contraire); disant qu’il estoit envoyé de Dieu pour chastier les tyrans d’Italie, et que rien ne pouvoit résister ne se deffendre contre lui. Avoit dit aussi qu’il viendroit à Pise et qu’il y entreroit, et que ce jour mourroit l’estat de Florence; et ainsi advint, car Pierre de Medicis fut chassé ce jour. Et maintes autres choses avoit preschées avant qu’elles advinssent, comme la mort de Laurent de Medicis; et aussi disoit publiquement l’avoir par révélation, et preschoit que l’estat de l’Eglise seroit réformé à l’espée. Cela n’est pas encore advenu, mais il en fut bien près, et encore le maintient. Plusieurs le blasmoient de ce qu’il disoit que Dieu luy avoit révélé, autres y adjustèrent foy: de ma part je le répute bon homme. Aussi luy demandoy si le roy pourrait passer sans peril de sa personne, veu la grande assemblée que faisoient les Venitiens, de la quelle il scavoit mieux parler que moy qui en venoys. Il me respondit qu’il aurait affaire en chemin, mais que l’honneur luy demeureroit, et n’eust il que cent hommes en sa compagnie; et que Dieu qui l’avoit conduit au venir, le conduiroit encore à son retour: mais pour ne s’estre bien acquitté à la réformation de l’Eglise, comme il devoit, et pour avoir souffert que ses gens pillassent et desrobassent ainsi le peuple, aussi bien ceux de son parti et que lui ouvroient portes sans contrainte, comme les ennemis; que Dieu avoit donné une sentence contre luy, et brief auroit un coup de fouet. Mais que je luy disse, que s’il vouloit avoir pitié du peuple, et délibérer en soy de garder ses gens de mal faire, et les punir quand ils le feraient, comme son office le requiert, que Dieu révoquerait sa sentence ou la diminueroit; et qu’il ne pensast point estre excusé pour dire, je ne fay nul mal. Et me dist que luy mesme iroit au devant du roy et lui diroit; et ainsi le feit, et parla de la restitution des places des Florentins. Il me cheut en pensée la mort de mon seigneur le Daulphin, quand il parla de cette sentence de Dieu, car je ne voyois autre chose que le Roy peut prendre à cœur; et dis encore cecy afin que mieux on entende que tout ce dit voyage fut vray mystère de Dieu.» Liv. VII, chap. II.

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