Note 395 — TROISIÈME PARTIE
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On pourra objecter que ce sont là des rochers isolés (ḥidjar) plutôt que des montagnes. Il est vrai. Mais rien n’empêche de croire que le royaume du Kanem, dont l’extension fut autrefois très grande, n’ait exercé son autorité sur les montagnes du Ouadaï ou même du Darfour. Dans notre démonstration, nous avons tenu le plus grand compte des dimensions données par Léon l’Africain au royaume de Gaoga. Il se peut néanmoins que les données peu précises fournies par ce voyageur ne soient qu’un résumé des renseignements recueillis par lui auprès de diverses gens ayant réellement visité l’Afrique centrale. C’est l’avis du capitaine Modat, qui croit également qu’on doit placer au Darfour le centre du royaume de Gaoga. Que certains détails donnés par Léon puissent s’appliquer au Darfour, c’est possible. Mais, au XVIe siècle, il n’existait pas dans ce pays un État musulman comme celui de Gaoga. D’autres raisons, au surplus, combattent cette thèse. En définitive, nous restons persuadé que c’est le royaume du Kanem qui fut autrefois appelé Gaoga.