← Table of contents
La région du Tchad et du Ouadaï; études ethnographiques, dialecte Toubou, Tome 1 (de 2)

Note 112 — PREMIÈRE PARTIE

Reading edition

Cela tenait à l’absence des caravaniers tripolitains et surtout à la dépréciation des plumes d’autruche de Tripoli, au grand profit des produits similaires du Cap. Depuis notre installation dans le pays, les Tripolitains ne venaient plus ou presque plus. Ils préféraient aller au Ouadaï, où le commerce des armes et des esclaves leur assurait de copieux bénéfices. M. de Mathuisieulx rapporte que, vers 1903, les plumes mâles (blanches ou noires) se vendaient, à Tripoli, de 26 à 32 fr. la livre et les plumes femelles de 10 à 12 fr. « A peine déchargé par les caravanes sur le marché tripolitain, ce précieux article est lavé, classé et emballé ; il perd, selon sa qualité, de 10 à 20 0/0 pendant ces trois travaux. A Paris, il est vendu jusqu’à 300 francs le kilo par les dépositaires Arbib, Guetta et Ḥassan, dans les périodes favorables ». (De Mathuisieulx, Une mission en Tripolitaine.)

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings