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La région du Tchad et du Ouadaï; études ethnographiques, dialecte Toubou, Tome 1 (de 2)

Note 131 — PREMIÈRE PARTIE (continued 2)

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Notons cependant que la tradition des Toundjour parle aussi d’un séjour de leur tribu sur les bords du baḥr Nil. Il ne faut voir là, très probablement, qu’un vague souvenir du temps où les Hilal étaient fixés dans la haute Égypte. D’après Brun-Rollet (Le Nil blanc et le Soudan, p. 75) on montre encore au sud de Khartoum, dans le pays des Chillouks, le Moqtaʿ (gué) d’Abou Zeïd (le chef des Hilâl) où il franchit le Nil. « Il avait avec lui douze compagnons, dont deux moururent à Kordofan de la piqûre d’un serpent, il traversa le Darfour et le Grand désert, redressant les torts sur son passage, et avec cinq fidèles arriva à Tunis. » D’Escayrac de Lauture (Le Désert et le Soudan, p. 259 et suiv.) mentionne une tradition analogue : il ajoute que les tribus arabes de la Haute Nubie et du Kordofan prétendaient descendre d’Abou Zeid. Cf. R. Basset, Un épisode d’une chanson de geste arabe (Bulletin de Correspondance africaine, 1885, p. 136-148).

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