Note 213 — DEUXIÈME PARTIE
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On peut faire remarquer, il est vrai, qu’il restera encore le Darfour. Mais ce pays est surtout tourné vers le Kordofan et le Baḥr el Ghazal : El Facher ne se présente pas comme l’aboutissement direct de la route caravanière venant de Koufra et ne saurait, à ce point de vue, remplacer Abéché. D’autre part, en supposant que de fréquentes relations s’établissent entre les pays senoussis et le Darfour, les caravanes risqueraient fort d’être enlevées par la compagnie méhariste d’Ourâda, qui a déjà parcouru l’Ennedi, avec le commandant Hilaire. Il se peut que Si Aḥmed Chérif continue à être dans de bons termes avec le sultan ʿAli Dinar et à s’entendre avec lui pour combattre notre action en Afrique Centrale : mais tout cela ne saurait compenser la perte du Ouadaï pour l’Islam irréductible et, au surplus, toute tentative de la confrérie des Senoussis pour établir sa domination politico-religieuse au Darfour est destinée à échouer complètement.