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La région du Tchad et du Ouadaï; études ethnographiques, dialecte Toubou, Tome 1 (de 2)

Note 250 — DEUXIÈME PARTIE (continued 2)

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Il faut croire apparemment que le goût ouadaïen s’est modifié, depuis le temps où Moḥammed et Tounesi écrivait les lignes suivantes : « Ce qui m’a surpris, c’est que les Ouadaïens ont presque en aversion la couleur des Gorâniennes. Ils trouvent leur teint trop blanc ; aussi celles qu’on vend comme concubines ne sont jamais de haut prix. » Le cheïkh varie d’ailleurs quelquefois dans ses appréciations sur le degré de beauté des femmes. Dans son Voyage au Darfour (page 272), par exemple, il range les femmes toubou parmi les plus laides des femmes du Soudan. « Si on embrasse le Soudan tout entier, dit-il, depuis l’est jusqu’à l’ouest, on remarque que les plus belles femmes sont sans contredit celles de l’Afnô (Haoussa) ; après elles, toujours dans la série la plus élevée, il faut ranger les Bâguirmiennes, puis les Barnâouyennes et les Sennâriennes. A la série du second degré seront les Ouadâyennes, et au-dessous les Fôriennes. Les plus laides de toutes sont les femmes des Toubou et celles des Katakau ».

Il est en effet exact que les femmes kotoko sont franchement laides. Il n’en est pas de même des femmes toubou ; on a d’ailleurs le droit de s’étonner que, après cette appréciation peu flatteuse pour elles, le cheïkh vienne, à un autre moment, nous parler de leur « beauté remarquable ».

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