Note 497 — CHAPITRE TREIZIÈME
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L’Henchir-Gafour appelé aussi Kef-El-Azreg s’étendait d’Aïn-Fourna du Roba-Ouled-Yahia jusqu’à la crête du Djebel-Ech-Chehid. C’était jadis une propriété beylicale dont par une vente fictive du prix de 150.000 piastres (90.000 fr.) Ahmed-Bey gratifia en août 1847 le général Mustapha Khaznadar lequel après sa disgrâce sous Mohammed Es Sadok (1873) restitua l’henchir à l’Etat « en compensation de dettes établies à sa charge au profit de ce dernier ». En décembre 1880, le terrain passe au favori Mustapha ben Ismaïl « contre cession à l’Etat de divers immeubles lui appartenant ». A la chute de Ben Ismaïl en 1881, le Bey voulut reprendre la propriété, mais les banques françaises créancières du Ministre déchu intervinrent et formèrent la Société Foncière de Tunisie à laquelle Mustapha ben Ismaïl apporta définitivement l’Henchir-Gafour et d’autres immeubles pour 2.750.000 francs (actes d’octobre 1884 et décembre 1886). De son côté, le Krib qui comprenait la plaine de ce nom jusqu’à Bordj-Messaoudi avait été vendu en mars 1872 par le prince Mohammed El Amine-Bey aux généraux Hussein, Baccouche et Rostem qui le cédèrent en juillet 1881 au général Hamida ben Ayed lequel l’aliéna peu après au Crédit Algérien. En 1893, l’henchir devint le bien de la Société civile du Krib.