Note 78 — CHAPITRE DEUXIÈME
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D’après les Fouad, jadis, un certain Bel Hannech possédait la montagne qui se dresse au Nord de l’Oued-Sekka, dans la plaine de Bermajna, tandis qu’une femme, appelée Sna, avait le massif entre l’Oued-Sarrath et l’Algérie. Epris des charmes de sa voisine, Bel Hannech désirait l’épouser, mais Sna restait sourde à ses prières. Enfin, elle déclara qu’elle accepterait pour mari Bel Hannech, mais à une condition : ce dernier devait rendre inaccessible le mont où il demeurait avant qu’elle-même ait pu faire subir à sa propre montagne une transformation analogue. Bel Hannech se mit à l’ouvrage. Mais, naïvement, il ne travailla que du matin au soir. Plus rusée, Sna besogna jour et nuit, si bien qu’elle eut achevé son œuvre quand son partenaire n’avait encore rempli que la moitié de sa tâche. Et voilà pourquoi la Kalaat-Senane est si raide de tous les côtés (voir planche B), tandis que le Djebel-Bel-Hannech n’est taillé à pic que sur la face méridionale.