Note 205 — CHAPITRE V
Reading edition
D’après le Courrier de France du 8 avril 1881, de Blignières avait le journal l’Egypte, Riaz le journal arabe El-Watan.
D’après John Ninet : Arabi Pacha, « Riaz dirigeait la presse européenne, sous le contrôle de ses chefs, Colvin et de Blignières, et il savait les convertir à ses vues. Cela revenait un peu cher. Ainsi deux journaux de Paris se rendaient agréables dans l’intérêt des créanciers, au prix de six cent mille francs par an la paire. Mais la nation qui n’était pas riche payait libéralement. On ne la consultait guère. Quant à la presse locale non indigène, elle n’était pas négligée. Une fois, l’Egypte — feuille dévouée au contrôle — poussa son adulation rampante jusqu’à consacrer six colonnes à la nomenclature des cadeaux de noces offerts aux époux à l’occasion du mariage de M. Fitzgerald, comptable de la Dette publique, aux appointements de 80.000 francs, et ex-employé anglo-indien. »
L’auteur ajoute, en note, qu’« au départ de Riaz, après son renversement, les traces de ces subventions et d’autres documents du même genre ont été retrouvés dans les papiers de ce ministre, lesquels revinrent dans les mains de Chérif Pacha, par l’entremise d’Arabi et de Sultan Pacha ».
On sait que l’Egypte fut supprimée par Chérif Pacha en octobre 1882, parce qu’elle avait traité Mahomet de faux prophète. Ce qui souleva l’indignation publique.