Note 240 — CHAPITRE V
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« Quelles qu’aient été ses inclinations, il (de Freycinet) hésita à l’idée de détacher de la France toute quantité considérable de troupes, tant la peur et le doute, quant à la menace allemande, planaient sur la diplomatie française. Il consulta M. de Lesseps, dont la seule préoccupation était la sûreté du Canal et des intérêts des actionnaires, auxquels, pensa-t-il, toutes opérations de guerre seraient préjudiciables. Il convainquit M. de Freycinet des grandes difficultés de l’entreprise, lui assurant que cinquante ou soixante mille soldats seraient nécessaires, et même alors, ils seraient astreints à soutenir une campagne de six mois, et probablement plus. Une opinion venant d’une telle autorité ne manqua d’exercer une grande influence, et, en fait, la flotte française se retira du port d’Alexandrie avant le bombardement des forts par la flotte anglaise. » (Sir Rivers Wilson : Chapters of my official life, 1916.)
Cette réserve (le silence de la France), et peut-être aussi l’influence de la haute finance cosmopolite, qui souhaitait ardemment que le protectorat anglais vînt consolider les différents emprunts égyptiens, découragèrent les velléités des autres nations. Seule l’Autriche essaya de tenir l’Angleterre en lisières. » (Biovès : Français et Anglais en Egypte, 1910.)