Note 221 — CHAPITRE V
Reading edition
« D’une intelligence remarquable, il devint promptement le conseiller écouté des révolutionnaires, « l’Aristote de leur philosophie, le Bismarck de leur politique ». Malgré des opinions assez éloignées de l’orthodoxie islamique, il jouissait d’une influence considérable parmi les ulémas et les étudiants, et il contribua beaucoup à rapprocher des militaires les indigènes acquis aux idées occidentales. » (Biovès : Français et Anglais en Egypte.)
« Cheikh Abduh était peut-être l’homme le plus heureusement doué dans les rangs des nationalistes égyptiens. Il avait indubitablement beaucoup aidé à rendre l’opinion publique un facteur réel dans le progrès égyptien.
« Tout le caractère de Cheikh Abduh fut un exemple d’une grande force intellectuelle couverte pendant quelque temps par une faiblesse morale et physique. Jusqu’au pronunciamiento d’Abdin, ses vues étaient entièrement opposées à celles d’Arabi. Mais, depuis septembre, il suivait Arabi, devenu le leader de l’Egypte après avoir été le leader de l’armée. » (Broadley : How we defended Arabi and his friends.)
« Mohamed Abduh, disait un de ses anciens compagnons, était le meilleur disciple de Gemmel-Eddin. Il était aussi le conseiller des chefs du mouvement révolutionnaire où il joua un grand rôle.
« Mais, malgré sa hauteur de vues, il était imprévoyant et trop confiant en les hommes, bon enfant. » (Déclarations d’Ibrahim Bey El-Helbaoui à l’auteur le 24 octobre 1922.)