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La genèse de l'esprit national égyptien (1863-1882)

Note 209 — CHAPITRE V

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Arabi, en mettant en avant la demande d’une constitution, avait surtout en vue sa propre sécurité et celle de ses compagnons. Car, pendant la période écoulée entre février et septembre, les colonels étaient, à chaque instant, en butte aux intrigues des autorités, et leurs vies étaient constamment en danger. Il fallait agir pour renverser le régime et ses soutiens turco-circassiens. Le Parlement devait inaugurer une nouvelle ère de paix et de justice.

M. Malet écrivait, le 23 septembre, à Lord Granville : « Il (le mouvement de février) résulta de la négligence relative, ou plutôt totale de réformes nécessaires dans l’armée, alors que les autres branches de l’administration étaient l’objet d’une certaine sollicitude. Les doléances faites alors, au lieu d’être dûment considérées, ne firent qu’éveiller la suspicion du gouvernement, et les officiers qui présentèrent la pétition furent traités de la façon le mieux calculée pour détruire toute confiance en le khédive et le gouvernement... Les espions rôdaient continuellement autour des résidences des colonels. A la veille du 9 septembre, Riaz assura que le gouvernement était maître de la situation et que le danger d’un mouvement militaire était passé. » (Egypt, no 3, 1882.)

Pour plus ample informé, voir le mémorandum de M. Malet susmentionné, et une lettre du colonel Ahmed Arabi à M. Cookson, datée du 9 septembre, et qui se trouve dans le Livre bleu. Voir aussi le mémoire d’Arabi Pacha à son avocat, que nous publions à part. (Note de l’auteur.)

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