Note (retour) — III LE PRINCIPE DE LA CHARITÉ
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Cependant les tentacules de la pieuvre atteignent l'Angleterre et l'Italie. Une île est une proie difficile à atteindre, mais dès qu'elle est touchée, c'est une proie paralysée. Un État insulaire n'a jamais d'armée, quelle que soit sa volonté de se créer cet organe de défense; au centre de la partie mobile de la population, il y a une masse d'hommes plus ignorants, plus orgueilleux et plus timorés que chez n'importe quelle nation continentale. Tout étranger y tomberait comme un Martien et n'y ferait pas régner un moindre désarroi ni une moindre terreur86. La conquête linguistique des grandes îles est plus facile encore que leur conquête militaire; il n'y faut que de la persévérance. L'entêtement s'amollit bientôt, pénétré par le doux esprit de lucre, par les saines idées d'utilité; l'instinct commercial étouffe l'instinct national. Pour les peuples uniquement trafiquants, comme les insulaires, la langue des dieux est celle qui est pour l'or la meilleure glu.