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La culture des idées

Note (retour) — II DERNIÈRE CONSÉQUENCE DE L'IDÉALISME

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On trouvera peut-être, malgré mes affirmations, que je me contredis; mais les jugements, quoique j'aie besoin, autant que nul autre, de la sympathie humaine, me troublent peu. D'ailleurs, aller tout droit, comme une balle (tout droit, ou selon la trajectoire prévue), dans la droite voie de la logique, est plutôt le fait des esprits simples,—je ne dirai pas médiocres, ce qui serait bien différent. Aucun des grands philosophes allemands71 n'a été purement logique: ni Kant, bifurquant vers la raison pratique, ni Fichte, prônant le patriotisme72, ni Schopenhauer dont le pessimisme s'abreuve d'illusoires antidotes; et Jésus, lui-même, parlant comme Dieu, s'est contredit sciemment, puisque, après le «Mon royaume n'est pas de ce monde», il profère le «Rendez à César...». Logiquement, il devrait dire: «J'ignore tout, hormis mon royaume, qui n'est pas de ce monde, et César comme le reste.» Mais en prononçant cette négation: «pas de ce monde,» il affirmait «ce monde», et il dut songer aux relations qu'avec «ce monde» devaient nécessairement avoir ses disciples, les hommes de bonne volonté.

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