BIBLIOGRAPHIE
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Il nous reste à signaler les principaux ouvrages qui se rapportent aux diverses branches de l'Art d'écrire par chiffres; nous ne prétendons pas offrir une liste absolument complète; c'est un but qu'on ne saurait jamais se flatter d'atteindre, mais nous espérons du moins ne pas avoir oublié d'écrits d'une importance réelle. Nous avons adopté l'ordre alphabétique comme étant celui qui facilite le mieux les recherches.
Anweisung zum Dechiffriren, oder die Kunst verborgene Schriften aufzulœsen, Helmstadt, 1755, in-8.
Baco (Franc. de Verulamio). De dignitate et augmentis scientiarum, lib. VI, c. I. Voir ses Opera omnia. Francof., 1665, folio, pag. 147-151.
Becherus (J. J.). Character pro notitia linguarum universali, invenium steganographicum hactenus inauditum, etc. Francofurti, 1661, in-8.
Beguelin. Mémoire sur la découverte des lois d'un chiffre de feu le professeur Hermann, proposé comme absolument indéchiffrable. Voy. Mémoires de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Berlin, tom. XIV (1765) pag. 369-389.
Belot. L'Œuvre des œuvres ou le plus parfait des sciences stéganographiques, Paris, 1623, in-8.
Bielfeld (J. de), Institutions politiques (la Haye, 1760, in-4), tom. II, pag. 191.
Breithaupt (Chr.). Disquisitio historica, critica, curiosa de variis modis occulte scribendi, tum apud veteres quum apud recentiores usitatis, Helmstadt, 1727, in-8.
—Ars decifratoria sive scientia occultas scripturas solvendi et legendi, Helmst., 1737, in-8, 32 et 160 pag.
Buerga (A.). Pasilasie oder Grundriss einer allgemeinen Sprache, Berlin, 1808.
Carlet (J. R. du). La Cryptographie, contenant la manière d'écrire secrètement, Tolose, 1644, in-12.
Colletet. Traittez des langues estrangères, de leurs alphabets et des chiffres, Paris, Promé, 1660, in-4.—C'est un abrégé imparfait du Traité des chiffres de Vigenère, et il aurait tous les caractères du plagiat si Colletet lui-même n'avait pas prévenu cette accusation avec une franchise peu commune.
Colorni (Abr.). Scotografia italica, Praga, 1593, in-4.
Comier (d'Ambrun). Traité de la parole, langues et écritures, contenant la sténographie impénétrable, ou l'Art d'écrire et de parler occultement de loin et sans soupçon. Bruxelles, 1691, in-12.
Conradi (Dav. Arn.). Cryptographia denudata, sive ars deciferandi quæ occulte scripta sunt in quocunque linguarum genere, Lugd. Bat., 1739, in-8, 73 pag.
Cospi. L'Interprétation des chiffres, ou Reigle (sic) pour bien entendre et expliquer facilement toutes sortes de chiffres simples, tiré de l'italien du sieur A. M. Cospi, secrétaire du grand-duc de Toscane. Augmenté et accommodé particulièrement à l'usage des langues française et espagnole, par F. J. F. N. P. M. Paris, 1641, in-8, 90 pag.
Crellii (L. C.) Diss. de scytala laconica, Lipsiæ, 1697, in 4.
Dalgarno (George). Ars signorum, vulgo character universalis et lingua philosophica, Londini, 1667, in-8. Cet écrit a paru à M. Nodier extrêmement remarquable (voir les Mélanges extraits d'une petite bibliothèque, pag. 268, et les Notions de linguistique, 1834, pag. 31). Les ouvrages de Dalgarno ont été réimprimés à Edimbourg en 1834; la Revue d'Edimbourg, no 124, juillet 1835, leur a consacré un article.
Dlandol. Le Contr'espion ou les clefs de toutes les correspondances secrètes, Paris, 1794, 66 pag. in-8.
Firmas-Periès (Le comte). Pasitélégraphie, Stuttgard, 1811, in-8.
Forelius (H.). Dissertatio de modis occulte scribendi et præcipue de scytala laconica, Holmiæ, 1697, in-8.
Friderici (J. B.). Cryptographia, oder geheimer Schriftmund und wirkliche Correspondenz, Hamburg, 1684, in-4.
Funks (Chr. B.). Natürliche Magie, Berlin, 1783, in-8. (Il s'y trouve quelques détails sur l'art de déchiffrer.)
Gerrar (di). Siglarium romanum sive explicatio notarum ac litterarum, Londres, 1793, in-4.
Godevin (François), évêque d'Hereford, Nuncius inanimatus Utopiæ, 1629. L'auteur expose mystérieusement les avantages d'une méthode secrète de correspondance au moyen de signes convenus.
S'Gravesand, Introductio in philosophiam (Lugd. Bat., 1737). Il y est question, ch. XXXV, de l'écriture en chiffres.
Grischow (Aug.). Introductio in philologiam generalem, Jenæ, 1704, in-8. Le chap. IV roule sur l'art d'écrire en chiffres avec rapidité, et sur les moyens de découvrir pareils secrets.
Hanedi, Steganologia et Steganographia nova. Geheime, magische, natürliche Red- und Schreibekunst, Nuremberg (sans date), in-8, 299 pag. Le véritable nom de l'auteur est Daniel Schwenter, professeur de mathématiques à Altorf, mort en 1636.
Hilleri (L. H.) Mysterium artis steganographicæ novissimum, Ulmæ, 1682, in-8, 478 pag. Un errata de 6 pag. termine le volume. Cette multitude de fautes contribua sans doute au peu de succès de ce traité plus ample que celui de Breithaupt, mais moins méthodique. Il ne s'adapte spécialement qu'au latin, à l'italien, à l'allemand et au français, et seulement aux chiffres à clef simple ou dont l'alphabet n'est pas variable. L'auteur avait donné un aperçu de son travail dans son Opusculum steganographicum, publié à Tubingue en 1675.
Hindenburg (C. F.). Archiv der reinen und angewandten Mathematik. (Les cahiers 3 et 5 roulent sur l'art de chiffrer.)
Hottinga (Domin. de). Polygraphie ou méthode universelle de l'écriture cachée et cabalistique, Groningue, 1620, in-4. C'est la reproduction textuelle de la traduction de la Polygraphie de Trithème, publiée en 1541 par Gabriel de Collange. Hottinga n'a point hésité à donner ce travail comme étant entièrement son œuvre, et il déclare, dans sa préface, qu'il lui a consacré de longues et pénibles veilles. Il existe peu d'exemples d'un plagiat aussi effronté.
Jones. Hieroglyphic or a grammatical introduction to an universal hieroglyphic language, London, 1768.
Kalmar (Georgius). Præcepta grammatica atque Specimina linguæ philosophicæ sive universalis ad omne vitæ genus adcommodatæ. Berolini, 1772, in-4, 56 pag.
Kircheri (Athan.) Artificium cryptographicum, seu abacus numeralis, dans la Magia universalis de Schott, part. IV, lib. I.
—Polygraphia seu artificium linguarum, quocum omnibus totius mundi populis poterit quis correspondere, Rome, 1663, in-folio, Amsterd., 1680. Cet ouvrage curieux est divisé en trois parties; la première offre une pasigraphie en écriture universelle que chacun peut lire dans sa langue. Le principe d'où il part est un dictionnaire numéroté tel que Becher l'avait proposé sans l'exécuter; Kircher l'exécuta en petit sur cinq langues (le latin, le français, l'allemand, l'italien, l'espagnol). Son vocabulaire a environ 1,600 mots; les formes variables des noms et des verbes sont exprimées par des signes de convention. La seconde partie donne une sténographie plus ingénieuse que celle de Trithème. La troisième partie concerne l'invention d'une boîte ou bureau stéganographique pour écrire ou lire très-promptement en chiffre quelconque.
Klüber (Lud.). Kryptographik, Lehrbuch der Geheimschreibekunst, Tubingue, 1809, in-8, 470 p.
Kortum (C. A.). Anfangsgründe der Entzifferungskunst deutscher Zifferschriften, Duisburg, 1782, in-8, 144 pag.
Langage (Le) muet, ou l'Art de faire l'amour sans se parler, sans écrire et sans se voir, Middelbourg, 1688, in-12.
Latour (Charlotte de). Le Langage des fleurs, Paris, 1820; 6e éd., 1845, in-12, 328 p. (L'auteur de cet ouvrage, en prose et en vers, est M. Aimé Martin.)
Leibnitz. Historia et commendatio linguæ characteristicæ universalis, dans ses Œuvres posthumes, éditées par Rashe, 144 pag.
(Lemang). Die Kunst der Geheimschreiberei,... im. G. L. Leipzig, 1797, in-4, 40 pag.
Lennep (D. J. de). Dissert. de M. Tullio Tirone, Amsterdam, 1804.
Lindner (Sam.). Elementa artis decifratoriæ, Regiomontani, 1770, in-8.
Mysterienbuch alter und neuer Zeit, oder Anleitung geheimer Schriften zu lesen, Leipzig, 1797, in-8, 115 pag.
Neyrin (J. P.). Principes du droit des gens. (Brunswick, 1783, in-8), pag. 160 et suiv.
Nouveau Traité de diplomatique, par deux religieux bénédictins (D. Toussaint et D. Tassin). Paris, 1750-65. 6 vol. in-4. Voy. tom. III, p. 499-622.
Niethammer (J. M.). Ueber Pasigraphie und Ideographie, Nurnberg, 1808, in-8.
Nouvelle Découverte d'une langue universelle pour les négociants, Paris, 1687, in-12.
Opus novum, præfectis arcium, imperatoribus exercituum, exploratoribus, peregrinis, inventoribus, militibus ac omnis industriæ et litteraturæ studiosis, principibus maxime utilissimum pro cipharis lingua latina, græca, italica et quavis alia multiformiter describentibus interpretandisque. (En latin et en italien, in-8, 44 feuillets.) À la fin on lit: Impressum Romæ, anno MDXXVI. Au second feuillet, l'auteur se donne le nom de Jacques Silvestre, citoyen de Florence.
Ozanam (Jacques). Récréations mathématiques et physiques, 1778, 4 vol. in-8. On y trouve diverses méthodes de Sténographie.
Pancirolli (Guidonis). Rerum memorabilium sive deperditarum commentarius, 1660, in-4. Il parle des chiffres, pag. 262 et suiv.
Polizeischrift, geheime, des Grafen von Vergennes, 1793, in-8, 46 pag.
Porta (J. B.). De furtivis litterarum notis vulgo de ziferis libri quinque, Neapoli, 1563, in-4. Autres éditions: Londres, 1591, in-4.—Montbelliard, 1593, in-8.—Naples, 1602, in-folio.—Strasbourg, 1603, in-8.
— Magia naturalis, Naples, 1558.—Anvers, 1561.—Naples, 1589.—Leyde, 1644 et 1651. Il est question, dans le livre XVI, de l'art de chiffrer.
Prasse (M. de). De reticulis cryptographicis, Lipsiæ, 1799, in-4, 14 pag.
Ramsay (C. A.). Art d'écrire aussi vite qu'on parle, Paris, 1783, in-12. L'original est en latin; il parut dès 1678 et fut réimprimé avec une version française (par A. D. G.). Paris, 1681. Depuis cette dernière date, ce livre a été souvent réimprimé en France et à l'étranger, dans la fin du dix-septième siècle. Les anciennes éditions portaient pour titre: Tacheographie ou l'Art d'écrire, etc. On en connaît une traduction allemande, Leipzig, 1745, in-8.
Sarpe, Prolegomena ad tachygraphiam romanam, Rostock, 1829, in-4.
Schmidt (J. M.). Vollstændiges wissenschaftliches Gedankenverzeichniss zum Behuf einer allgemeinen Schriftsprache, Dillingen, 1807, in-8.
— Grundsætze für eine allgemeine Schriftlehre, 1816-1818, 2 vol. in-8.
Schott (Gaspard). Schola steganographica in classes octo distributa, Nuremberg, 1665, in-4. D'autres éditions de 1666 et de 1680 sont indiquées par les bibliographes.
— Thaumaturgus physicus seu magia universalis naturæ et artis, 1657-1659, 4 vol. in-4; 1677. On trouve, dans le quatrième volume de cet ouvrage curieux, des notions détaillées sur les divers moyens imaginés par les anciens et les modernes, pour se communiquer leurs pensées à l'aide de l'écriture secrète.
Seleni, Gustavi (id est, Augusti, ducis Brunsvicensis), Cryptomenyticis et Cryptographiæ libri IX, in quibus et planissima Steganographiæ J. Trithemii enodatio traditur, inspersis ubique auctoris et aliorum non contemnendis inventis, Luneburgi, 1624, in-folio.
Solbrit (Dav.). Ratio scribendi per zifras, 1726, in-8.
— Allgemeine Schrift oder Art durch Ziffern zu schreiben, Coburg, 1736, in-8. C'est la traduction de l'ouvrage latin précédent.
Steganographia recens detecta, Ulm, 1764, in-8, 97 p. Malgré son titre latin, cet ouvrage est en allemand (semblable circonstance n'est pas rare pour d'anciens écrits publiés au delà du Rhin). L'auteur a gardé l'anonyme, mais il a signé la préface des lettres C. W. P.
Stein (A.). Ueber Schriftsprache und Pasigraphie, München, 1809, in-8.
Stieler (C. von). Deutsche Secretariatskunst. Nuremberg, 1678, in-4. Voir tom. I, pag. 547-555.
Stubenrauch. Histoire abrégée de la Cryptographie. Il s'en trouve un extrait dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, t. I, 1745, p. 105 et suiv.
Tod (Al.). The olive-leafe or an universal A. B. C., London, 1603, in-8.
Trithemii (J.). Polygraphiæ libri VI, Oppenheim, 1518, in-folio.—Francof., 1550.—Colon., 1564.—Argent., 1600 et 1613.—Colon., 1671.
— Steganographia, Francof., 1606.—Darmst., 1606,—Francof., 1608.—Darmst., 1621—Colon., 1635.
Voici les titres de deux ouvrages composés dans le but de défendre la mémoire de Trithème contre l'accusation de magie dirigée contre lui:
Stenographiæ nec non claviculæ Salomonis germani, J. Trithemii, genuina declaratio, auctore J. Caramuele, Colon., 1634, in-4.
J. Trithemii Stenographia vindicata et illustrata, auctore W. E. Heidel, Mayence, 1676, in-4. Une édition de Nuremberg, 1721, in-4, est citée.
Uken (M.). Steganometrographia, sive artificium novum et inauditum, Francof., 1751, in-8, 328 p. Il en existe une traduction allemande, Ulm, 1759.
Urquhart (Thomas). Logopandecteision, or an introduction to the universal language, London, 1653, in-4.
Vater (J. S.). Pasigraphie und Antipasigraphie... ou sur la découverte récente d'une langue universelle pouvant servir à tous les peuples, Leipzig, 1799, in-12, 268 pag.
Wallis (J.). Opera miscellanea, Oxoniæ, 1699, in-folio. Dans son traité De combinationibus et alternationibus, ce célèbre mathématicien donne des exemples de déchiffrement, sans expliquer toutefois les méthodes dont il fait usage.
Wildvogel (Ch.). Diss. de scripturis terribilibus, Francof., 1719, in-4.
Wilkins (évêque de Chester). Mercure ou le Messager secret et prompt où l'on montre comment on peut communiquer vite et sûrement ses pensées à un ami éloigné, Londres, 1641, in-4. (L'ouvrage est en anglais.)
— Essay towards a real charater and a philosophical language, Londres, 1668, in-folio. Un extrait de cet ouvrage, devenu fort rare, se trouve dans les Transactions philosophiques, no 35.
Wolke (C. H.). Erklærung wie wechselseitige Gedankenmittheilunen aller cultivirten Vœlker des Erdkreises, oder die Paxiphrasie möglich und ausüblich sey, ohne Erlernung irgend einer neuen besondern, oder einer allgemeinen Wortschrift oder Zeichensprache, Dessau, 1797.
FIN.