Note 133 — LETTRES (continued 7)
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Cette absence de toute police ne tarda pas à entraîner ses conséquences vers la fin du règne de Charles II. Le renchérissement du pain entraîna des séditions qui firent trembler le Roi jusque dans son palais. Sur cent cinquante mille habitants de Madrid, on en comptait, dit le duc de Noailles, plus de soixante mille armés, presque tous domestiques ou gens sans aveu, vagabonds, mendiants, à peine cinq mille qui vivaient de leur travail. Sous le dernier règne, l'impunité avait enhardi la licence. Nul combat de taureaux, nulle fête qu'on ne mit l'épée à la main en présence du Roi. (Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. XXXIV, p. 82.)