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La cour et la ville de Madrid vers la fin du XVIIe siècle

Note 119 — LETTRES (continued 6)

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Les galions fournissaient les marchés du Pérou et du Chili. C'étaient dix vaisseaux de guerre, dont huit portaient de quarante-quatre à cinquante-deux canons. Les deux autres étaient de simples pataches, dont la plus grande était armée de vingt-quatre canons et la plus petite de six ou huit. La flotte était destinée à faire le commerce avec la Nouvelle-Espagne. Elle se composait de deux vaisseaux de cinquante-deux à cinquante-cinq canons. Les deux escadres étaient accompagnées de vaisseaux marchands qui avaient chacun de trente à trente-quatre canons et cent vingt hommes d'équipage. Au temps de Philippe II, soixante-dix vaisseaux de huit cents tonneaux approvisionnaient la Nouvelle-Espagne, et quarante autres le Pérou. Toute cette flotte marchande se trouvait réduite, sous le règne de Charles II, à une vingtaine de vaisseaux. (Weiss, t. II, p. 209.)

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