Note 76 — LETTRES (continued 5)
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Il s'agit ici du tantillo. Cet ajustement eut l'honneur de figurer dans la correspondance de France avec Louis XIV. La Reine Louise de Savoie, première femme de Philippe V, avait désiré que les dames du palais fussent, comme elle, sans tantillo, parce qu'en le traînant, on soulevait beaucoup de poussière. C'était du moins la raison que donnait la princesse des Ursins. Cette innovation devint une affaire d'État. Quelques maris poussaient l'extravagance jusqu'à dire qu'ils aimeraient mieux voir leurs femmes mortes que de souffrir qu'on leur vît les pieds. L'ambassadeur Blécourt écrivait gravement qu'une descente des Anglais sur toutes les côtes d'Espagne causerait moins de trouble. Néanmoins, la Reine finit par l'emporter, et les dames se trouvèrent si bien de la mode nouvelle, qu'elles en arrivèrent par la suite à raccourcir outrageusement leurs jupes. (Mémoires du maréchal de Noailles, t. XXXIV, p. 118.)