Note 102 — LETTRES (continued 5)
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La galanterie de cette fête consiste principalement en l'ajustement des femmes qui s'étudient d'y paraître avec éclat. Aussi mettent-elles leurs plus beaux habits, et n'oublient ni leur vermillon ni leur céruse. On les voit en diverses façons dans les carrosses de leurs amants. Les unes ne s'y montrent qu'à demi et y sont, ou à moitié, ou à rideaux tirés, ou s'y montrent à découvert et font parade de leurs habits et de leur beauté. Celles qui ont des galants qui ne peuvent ou ne veulent pas leur donner des carrosses, se tiennent sur les avenues du cours.... C'est ici une partie de leur liberté, de demander indifféremment à ceux qu'il leur plaît qu'ils leur payent des limons, des oublies, des pastilles de bouche ou autres friandises. On voit de plus, dans cette fête, quantité de beaux chevaux qui font parade de leurs selles et des rubans dont ce jour-là on leur a paré le dos et le crin. (Voyage d'Espagne, de Van Aarsens, p. 84.)