Note 92 — LETTRES (continued 5)
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Après le dîner, dit le maréchal de Bassompierre, je fus en une maison de la Calle-mayor que l'on m'avait préparée pour voir passer la procession de las Cruces, qui est certes très-belle. Il y avait plus de cinq cents pénitents qui traînaient de grosses croix, pieds nus, à la ressemblance de celle de Notre-Seigneur, et de vingt croix en vingt croix, il y avait, sur des théâtres portatifs, des représentations diverses au naturel de la Passion.
Le jeudi saint, on fit, l'après-dîner, la grande procession des pénitents, où il y eut plus de deux mille hommes qui se fouettèrent. J'approuvai fort qu'avec les cloches qui cessent, les carrosses cessent d'aller par la ville; on ne va plus à cheval, ni les dames en chaises. On ne porte plus d'épée et aucun ne s'accompagne de sa livrée. Il se fait aussi cette nuit-là beaucoup de désordres que je n'approuvai pas. (Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, t. XX, p. 156.)