Note 73 — LETTRES (continued 5)
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Ces nains étaient considérés comme un des ornements indispensables à une grande maison. Aussi, n'en manquait-on pas à la cour. Ils y jouissaient de priviléges singuliers, entre autres celui de monter dans les carrosses du Roi avant les gentilshommes de la chambre, et se croyaient le droit de dire tout ce qui leur passait par l'esprit. Ils profitaient du peu d'attention qu'on leur prêtait pour observer ce qui se passait, et se faisaient fort bien payer leur espionnage. Ce ne fut pas pour Philippe V, dit le maréchal de Noailles, une petite affaire de se débarrasser de cette «vermine de cour». (Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. XXXIV, p. 83.)