Front matter (continued 2)
François Guizot translation
LE DUC.—De tout mon coeur; je veux jaser comme une commère à cette fête.
(Sortent le duc, l'abbesse, Ægéon, la courtisane, le marchand et la suite.)
DROMIO de Syracuse, à Antipholus d'Éphèse.—Mon maître, irai-je reprendre abord votre bagage?
ANTIPHOLUS d'Éphèse.—Dromio, quel bagage à moi as-tu donc embarqué?
DROMIO de Syracuse.—Tous vos effets, monsieur, que vous aviez à l'auberge du Centaure.
ANTIPHOLUS de Syracuse.—C'est à moi qu'il veut parler: c'est moi qui suis ton maître, Dromio; allons, viens avec nous: nous pourvoirons à cela plus tard: embrasse ici ton frère, et réjouis-toi avec lui.
(Les deux Antipholus sortent.)
DROMIO de Syracuse.—Il y a à la maison de votre maître une grosse amie qui, aujourd'hui à dîner, m'a encuisiné, en me prenant pour vous. Ce sera désormais ma soeur, et non ma femme.
DROMIO d'Éphèse.—Il me semble que vous êtes mon miroir, au lieu d'être mon frère. Je vois dans votre visage que je suis un joli garçon.—Voulez-vous entrer pour voir leur fête?
DROMIO de Syracuse.—Ce n'est pas à moi, monsieur, à passer le premier: vous êtes mon aîné.
DROMIO d'Éphèse.—C'est une question: comment la résoudrons-nous?
DROMIO de Syracuse.—Nous tirerons à la courte paille pour la décider. Jusque-là, passez devant.
DROMIO d'Éphèse.—Non, tenons-nous ainsi. Nous sommes entrés dans le monde comme deux frères: entrons ici la main dans la main, et non l'un devant l'autre.
(Ils sortent.)
FIN DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE.