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L'Illustration, No. 3268, 14 Octobre 1905

LES THÉÂTRES

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Il y a de bonnes choses dans la Concurrente, de M. Jean Roy, jouée en ce moment au théâtre Molière: l'idée de la pièce est excellente si la mise en oeuvre témoigne de beaucoup d'inexpérience. La concurrente, c'est la femme dévouée et instruite qui, pendant la courte absence de son mari, un romancier à la mode que la débauche a momentanément privé de sa raison, continue l'oeuvre inachevée, sans dévoiler le mystère de sa collaboration, et triomphe au nom de l'époux empêché. C'est un triste homme et un pauvre fou que ce Maxime Cormière, car sa vanité surchauffée paye de la plus noire ingratitude la compagne admirable qui a sauvé sa dignité d'écrivain et son foyer.

Le théâtre de l'Ambigu a repris avec succès l'excellente pièce militaire de MM. Jules Mary et Georges Grisier: le Régiment; elle a fait autant de plaisir qu'il y a dix ans.

A l'Odéon, MM. Paul et Victor Margueritte plaident avec leur éloquence accoutumée un des points les plus controversés de la question du divorce; ils voudraient que le mariage pût être défait à la volonté d'un seul des conjoints, alors que la loi n'admet même pas le consentement mutuel. Dans le Coeur et la Loi, l'héroïne, exploitée par son mari, repoussée par les tribunaux, se réfugie dans l'union libre: le remède est peut-être pire que le mal, mais c'est affaire aux auteurs de convaincre le public du contraire.

Le théâtre Sarah-Bernhardt a monté avec beaucoup d'éclat le Masque d'amour, pièce en cinq actes et neuf tableaux de Mme Daniel Lesueur, d'après son roman bien connu. C'est une oeuvre touffue, mouvementée, bourrée d'incidents dramatiques. L'interprétation est bonne d'ensemble. Mmes Tessandier et Anne Ratcliff, MM. Krauss et Claudius, se font particulièrement applaudir.

M. L. Gandillot vient de réussir brillamment au théâtre Antoine avec une pièce toute différente de celles qui lui valurent tant de succès. Le premier acte de Vers l'Amour est exubérant d'entrain et de franche gaieté; c'est cependant la préface d'un drame humain très étudié et fort émouvant. On en jugera à la lecture--nous publions la pièce dans ce numéro--mais nous ne pouvons malheureusement donner une idée de l'interprétation qui est vraiment de premier ordre avec M. Grand, Mlle Rolly et tous les excellents acteurs du théâtre Antoine. A. de L.

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NOUVELLES INVENTIONS (Tous les articles compris sous cette rubrique sont entièrement gratuits.)

PORTEMANTEAU «LE PRATIQUE»

La place dont on dispose dans les appartements modernes pour suspendre les vêtements de dames ou d'hommes est généralement fort réduite. Les armoires garde-robes sont minuscules, souvent peu accessibles à la lumière, si bien que l'on éprouve une certaine difficulté à choisir le vêtement désiré: la prise de l'un marque parfois la chute des autres.

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Le portemanteau mobile, appelé «le Pratique» par son inventeur, est destiné à rendre plus commodes la suspension et la prise des vêtements, même lorsque l'emplacement qui leur est accordé est réduit et peu accessible.

L'examen des figures ci-jointes permet de saisir du premier coup ses avantages et son fonctionnement.

«Le Pratique» (fig. 1) se compose de deux pièces en acier nickelé ou poli; l'une de ces pièces, celle qui porte les crans destinés à supporter les portemanteaux proprement dits, est mobile sur la précédente, laquelle se fixe par des vis dans une position horizontale.

La figure 2 nous représente le porte manteau renfermé dans une armoire et portant une série de vêtements.

La figure 3 représente «le Pratique» tiré au dehors et permettant de choisir avec la plus grande facilité l'objet que l'on désire. Ce choix serait bien moins aisé dans la position de la figure 2; au lieu d'avoir les vêtements bien en vue et à portée de la main, il faudrait tâtonner et risquer de décrocher des effets autres que ceux cherchés. Il y a dans l'emploi de cet appareil une réelle économie de temps. Nous pouvons ajouter encore une grande économie de place. A l'aide du portemanteau «le Pratique», vingt complets ou robes entières peuvent trouver place dans une armoire de 1m,30 de hauteur sur 0m,45 de profondeur.

Illustration from L'Illustration, No. 3268, 14 Octobre 1905
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On gagne enfin un certain ordre et l'on protège les habits qui ne peuvent se chiffonner ni se détériorer. Il est d'ailleurs facile, de les amener à l'air et à la lumière lorsqu'on ne s'en sert pas fréquemment.

«Le Pratique» se vend à des prix variables, suivant grandeur et profondeur des armoires.

La grandeur n° 1, pour armoires de 0m,36 à 0m,42, vaut 4 fr. 50, 5 fr. 25 ou 6 francs, suivant que le métal est poli, cuivré ou nickelé.

Les deux autres grandeurs, de 0m,42 à 0m,49, et de 0m,49 à 0m,60 se vendent 5 francs, 5 fr. 75, 6 fr. 50; puis 5 fr. 25, 6 fr. 25 et 7 fr. 25, toujours suivant l'état du métal.

S'adresser à la maison Bader, le Locle (Suisse).

Note du transcripteur: le supplément mentionné en titre ne nous a pas été fourni.

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