Modes.
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Ce n'est pas à l'incommodité déjà soufferte de la chaleur que nous devons ces jolies et étranges coiffures qu'Alexandrine, dans son goût artistique, a prises aux modes italiennes; c'est à l'incommodité prévue de la chaleur prochaine. On va bientôt partir pour la campagne: les femmes qui ne connaissent pas les capelines sont menacées du chapeau à la suissesse, à bords ronds et plats, à calotte de chapeau, coiffure dont les jeunes pensionnaires mêmes sont lasses et qu'il était bien temps de renouveler.
Alexandrine a rencontré la plus heureuse de toutes les innovations, le chapeau de paille primitif, souple, léger, naïf de forme; elle y a pincé quelques ornements d'un style pittoresque, petites bouffettes de ruban ou de velours, et, selon la mode italienne, des fleurs posées avec une sorte d'ingénuité contre les cheveux.
Les capelines sont de ces créations que l'artiste conçoit dans ses jours d'inspiration, et qui plaisent à toutes les femmes d'un goût distingué, comme tout ce qui sort de la vulgarité sans tomber dans la bizarrerie. De plus, il n'existe pas de chapeau qui gêne moins la personne, qui charge moins la tête et préserve mieux le visage.
L'une de nos figurines porte une robe de batiste à double manche. Son tablier de taffetas vert-myrte entoure une partie de sa taille: son col plat est en fine toile de Hollande.
L'autre, à manches demi-longues plates, a une robe de nankin. Son col, soutenu par une cravate écossaise, est en linon rayé, et ses mitaines sont en taffetas.
Mayer enferme dans la scie noire, pure ou gros-bleu, les petites mains les plus élégantes de Paris, de Londres et de Saint-Pétersbourg. Quand une nouveauté sort des magasins de la rue de la Paix, elle a bientôt fait le tour du monde. C'est dire qu'il suffit de s'appuyer d'une telle autorité pour recommander aveuglément une innovation. Les mitaines de taffetas sont comme celles de velours, d'autant plus recherchées que M. Mayer ne peut en faire autant qu'il lui en est demandé.
La douairière est une ombrelle commode pour la campagne. Sa canne est utile pour débarrasser la marche des herbes et des branches que l'on rencontre dans le parc, sous les avenues ombreuses ou dans la prairie à hautes fleurs. La marquise y est insuffisante, et l'anglaise gêne la main sans aucun avantage.
Napoléon adoré dans un temple chinois.--Dessin fait par un témoin oculaire.

Amusements des sciences.
Le succès des rébus nous a donné l'idée d'ajouter à ces problèmes d'autres questions, quelquefois moins amusantes, mais plus instructives, sur toutes sortes de sujets. Nous poserons donc, chaque semaine, des questions de ce genre, dont nous donnerons les solutions la semaine suivante. En voici quelques-unes:
I. Comment pourra-t-on faire, dans une balance ordinaire, toutes les pesées possibles d'un nombre entier de grammes avec la série des poids 1, 2, 4, 8, 16, 32, etc., grammes? La série de ces poids allant jusqu'à 1,024 grammes, quel est le plus grand poids que l'on puisse évaluer directement?
II. Une personne ayant un cruchon de huit litres d'un excellent vin, voudrait en donner exactement la moitié à un ami; mais elle n'a, pour le mesurer, que deux autres vases, l'un de cinq, l'autre de trois litres. Comment doit-elle s'y prendre: l° pour mettre quatre litres dans le vase de cinq; 2° pour les laisser dans le vase de huit litres?
III. On prend une boule d'ivoire ou de bois bien sphérique et bien homogène sur laquelle on trace, comme sur un globe céleste ou terrestre, des pôles, un équateur, des cercles de longitude et de latitude. On lance ce globe au hasard, et, après chaque jet, on marque soigneusement son point de contact avec le sol, lorsqu'il est parvenu au repos. On demande les valeurs vers lesquelles tendront les moyennes des longitudes et des latitudes?
