Note 646 — LXI
Reading edition
Il en est des chansons comme des sermons et des discours, elles n'appartiennent pas toujours à qui on les prête: pour la Marseillaise, quoi qu'en ait dit Castil-Blaze, cherchant à prouver que Rouget de Lisle en avait emprunté l'air tout fait à un cantique allemand chanté, dès 1782, aux concerts de madame de Montesson (Molière musicien, t. II, p. 452), on sait maintenant à quoi s'en tenir. Le récent travail du neveu de l'auteur ne permet plus l'ombre d'un doute. Paroles et musique sont bien de Rouget de Lisle.—L'air du Ça ira ou Carillon national est de Bécourt, et les paroles du chanteur ambulant Ladré, qui en prit le refrain au mot célèbre de Franklin sur la Révolution: «Ça ira, ça tiendra.» (G. de Gassagnac, Hist. des Girondins et des Massacres de septembre, Paris, E. Dentu, in-8º, t. Ier, p. 373.)