Note 643 — LXI
Reading edition
Paris, 1817, petit in-12, p. 36.—Puisque nous venons de nommer La Harpe, rappelons en courant que la prédiction de Cazotte, dont il écrivit le récit tant cité, est toute de son fait. Il l'avouait lui-même en finissant; mais cette fin fut supprimée par l'éditeur de ses Œuvres posthumes qui publia le premier l'étrange narration. Heureusement M. Boulard possédait le récit autographe, et l'on a tout su par là. Le Journal de Paris du 17 février 1817 donna une partie de l'aveu supprimé, et M. Beuchot (Journal de la Librairie, 1817, p. 382-383) a dit le reste. Dans la Biographie des croyants célèbres (art. Cazotte), dans les Mémoires de la baronne d'Oberckick (t. II, p. 398), que ce fait seul discréditerait, on s'y est encore laissé prendre; mais M. Sainte-Beuve, au contraire, s'en est gardé. Ce récit lui semble être le morceau capital de La Harpe: «Invention et style, dit-il, c'est son chef-d'œuvre.» Or, notez bien, invention! V. les Causeries du Lundi, t. V, p. 110.