Note 642 — LXI
Reading edition
Depuis, M. Campardon, dans son livre d'ailleurs très curieux, Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, 1862, in-12, t. II, ch. v, a repris le système qui admet que Robespierre se tira lui-même le coup de pistolet; mais une des pièces qu'il publie, p. 152, le dément; c'est le rapport des officiers de santé sur le pansement des blessures de Robespierre. Il en ressort que le coup de pistolet qui lui fracassa la mâchoire inférieure fut tiré «dans une direction oblique..., DE GAUCHE A DROITE, DE HAUT EN BAS». Or, fût-on même gaucher, s'est-on jamais tiré ainsi un coup de pistolet? Il faut, dans ce cas, qu'il parte de la main d'un autre: cet autre ici est le gendarme Méda, comme nous l'avons dit, qui, par ses déclarations, que reproduit M. Campardon, p. 150, sur la manière dont l'arme fut dirigée, puis déviée, et dont le coup porta, se trouve on ne peut mieux d'accord avec le procès-verbal des médecins.