Note 630 — LIX
Reading edition
Je ne veux pas faire grâce au fameux banquet des Girondins. C'est une invention de M. Thiers (Hist. de la Révolut., 4e édit., t. V, p. 460), enjolivée par Charles Nodier (Œuvr. complètes, t. VII, p. 39), et, pour que rien n'y manquât, illustrée par M. de Lamartine (Hist. des Girondins, t. VII, p. 47-54). Le récit que Riouffe, l'un de ceux qui survécurent, donna dans ses Mémoires d'un détenu (2e édit., an III, in-12, p. 61-63), était assez pathétique sans qu'il fût besoin que ces trois historiens, dont un romancier et un poète, vinssent y dresser le menu de leurs mensonges. «Il serait, dit M. Granier de Cassagnac, après avoir, dans son Histoire des Girondins et des Massacres de septembre (Paris, E. Dentu, in-8º, t. Ier, p. 48), reproduit les pages de M. de Lamartine, il serait impossible de rien ajouter à ce récit; rien, si ce n'est la vérité.» Et M. de Cassagnac prouve qu'en effet elle en est complètement absente.