Note 554 — LII
Reading edition
Le marquis de Valfons, dans ses Souvenirs, Paris, E. Dentu, 1860, in-18, p. 143, raconte ainsi le fait dont il avait été témoin: «Cet engagement se fit à distance si rapprochée que les officiers anglais, au moment d'arrêter leur troupe, nous saluèrent le chapeau à la main; les nôtres ayant répondu de même à cette courtoisie, un capitaine des gardes anglaises, qui était lord Charles Hay, sortit de son rang et s'avança. Le comte d'Auteroches, lieutenant des grenadiers, se porta alors au-devant de lui. «Monsieur, dit le capitaine, faites donc tirer vos gens.—Non, Monsieur, répondit d'Auteroches, nous ne tirons jamais les premiers.» Et s'étant de nouveau salués, ils rentrèrent chacun à son rang. Le feu des Anglais commença aussitôt, et d'une telle vivacité, qu'il nous en coûta plus de mille hommes du coup, et qu'il s'ensuivit un grand désordre.»