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L'esprit dans l'histoire

Note 312 — XXVIII

Reading edition

1668, in-4º, p. 17.—Sainte-Marthe y cite tout le passage du livre de son ami de Prades, sur le talent poétique de Charles IX et sur les vers qu'il composa. «On en voit quelques-uns à la suite de la Franciade de Ronsard, et d'autres en d'autres lieux, dont ceux-ci (ceux dont il est question ici) ne sont pas les moins remarquables.» Voilà tout; ni de Prades ni Sainte-Marthe ne s'expliquent davantage sur le lieu, très intéressant à connaître cependant, où ces vers ont été trouvés. L'abbé Goujet (Biblioth. franç., t. XII, p. 204) se contenta de les citer d'après eux. De son temps, il y avait tant d'années déjà que ces vers étaient attribués à Charles IX, qu'il paraissait inutile de chercher s'ils lui appartenaient réellement. Il y avait prescription pour le mensonge. J'ai regretté que, dernièrement encore, on n'ait pas cru devoir revenir sur cette prescription dans un livre qui, en répétant l'erreur, lui donnera une trop solennelle consécration: c'est le Dictionnaire historique de l'Académie (t. I, p. 26). Si l'on ne trouvait pas bon d'enlever à Charles IX tout le mérite de ces vers, au moins, à mon avis, fallait-il faire quelques réserves.

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