Note 268 — XXIII
Reading edition
F. Genin, Lettres de Marguerite d'Angoulême, 1841, in-8º, p. 473.—Puisqu'il est ici question du mal vénérien, n'oublions pas de dire que M. Walkenaër (Vies de plusieurs personnages célèbres, t. II, p. 39, 44, 49) a tâché de prouver qu'il fut importé de l'Inde, et non, comme on le croit, de l'Amérique. Il eût mieux fait de dire qu'il ne nous était venu ni de l'un ni de l'autre de ces deux pays. On est à peu près sûr aujourd'hui que les variétés les plus bénignes, il est vrai, de cette contagion étaient connues des Juifs (V. le Lévitique, ch. XV) et des Romains; qu'elles s'envenimèrent au moyen âge, comme le prouve ce qu'on lit dans Grégoire de Tours, sur l'épidémie appelée lues inguinaria, et dans le livre de Lanfranc, écrit en 1395, Pratica, seu Ars completa Chirurgiæ; et que la lèpre s'étant mêlée avec ce mal, où elle se perdit, il acquit une violence dont la décroissance ne date que de nos jours. Un passage de la Grande Chirurgie de Paracelse, liv. I, ch. VII, fait foi de cette union si dangereuse, qui dut s'opérer au XVIe siècle, entre la lèpre et le mal vénérien.