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L'affaire du bonnet et les Mémoires de Saint-Simon

Note 166 — VIII

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Allusion à la fin tragique d'Henri de Bourbon, prince de Condé, qui, disait-on, mourut empoisonné à l'instigation de sa femme. Celle-ci, Catherine-Charlotte de La Trémoille, accoucha, après le décès de son mari, d'un fils qu'on assurait être né de ses rapports avec un page qui fut condamné comme auteur principal du crime: ce fils posthume était l'aïeul du grand Condé. Voici en quels termes le journal de l'Estoille rend compte de cet événement: «Le cinquiesme de ce mois (mars 1588) mourut à Saint-Jean-d'Angély, Henry de Bourbon, prince de Condé, le second jour de sa maladie, ayant été empoisonné comme on disoit, à la sollicitation de sa femme, de la maison de La Trémoille, laquelle fut constituée prisonnière, se trouvant grosse dudit page, sans que le mari y eût aucunement part, lequel se sauva des premiers et fut défait en effigie et condamné par contumace, et un nommé Brillaud, domestique dudit prince en personne, ayant été tiré à quatre chevaux en la place publique de Saint-Jean-d'Angély, et plusieurs autres emprisonnés, auxquels on commença à faire le procès.» Cette affaire donna lieu, au dire de Mathieu Marais (t. III, p. 535) à deux instances criminelles. Charlotte-Catherine de La Trémoille fut déchargée de la poursuite par un arrêt de 1595 rendu sur le rapport de de Thou.

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