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Kourroglou

Note (return) — ÉPOPÉE PERSANE

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Ayvaz, voyant qu'il ne restait plus de viande dans la boutique, crut d'abord qu'elle avait été vendue; mais quand il regarda dans la bourse, il n'y trouva que douze piastres, et dit: «Berger, puisse ta maison s'écrouler!» et alors il se mit à pleurer. Mir-Ibrahim lui demanda la cause de ses larmes; et lui dit: «Père, j'ai confié à Roushan douze quartiers de viande, et il les a vendus une piastre la pièce.» Kourroglou répondit: «J'avais entendu dire que la corporation des bouchers était renommée pour son avarice sordide, je vois que cela est exact. A chacun des douze amis que j'ai dans la ville, j'ai envoyé un morceau de viande. Quoi qu'il en soit, vous ne perdrez rien. Douze quartiers font six moutons; quand tu viendras acheter mon petit troupeau, tu pourras en prendre douze gratis.» Quand Mir-Ibrahim entendit ces paroles, il frappa Ayvaz au visage. «Retiens ta langue, imbécile, dit-il, et ne mange plus de bouc. Ton oncle Roushan14 sait ce que c'est que d'être un homme; il nous donnera quatorze moutons.» Kourroglou vit qu'il avait perdu deux moutons de plus, et dit en lui-même: «Ta bouche est prête, ton gosier est ouvert, il ne manque que la poire pour jeter dedans; mais la poire?» Mir-Ibrahim dit: «Allons, Roushan Beg, levons-nous, et allons à la maison; nous apprêterons l'argent, et réglerons nos comptes.» Ayvaz ferma la boutique, et ils s'en allèrent tous trois à la maison.

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