Note 29 — ÉPOPÉE PERSANE (continued 2)
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Footnote 29: (return) La conversation par signes est portée à une grande perfection en Perse. Je me rappelle qu'une fois, pendant ma visite à un certain beglerberg, on lui amena un coupable qui ne voulait pas avouer sa faute. Le beglerberg ordonna d'apporter les fouets et les felakas. «Je jure que je suis innocent», s'écria l'accusé, croisant sur sa poitrine ses deux poings fermés avec un seul doigt levé en avant. Les exécuteurs étaient prêts, regardant le beglerberg, qui, de son côté, fixait les yeux sur la poitrine de l'accusé: «Tu es coupable, drôle, s'écria-t-il.—Sur ta tête bienheureuse, je suis innocent», répondit l'accusé, croisant ses poings comme auparavant, avec cette différence qu'il y avait deux doigts au lieu d'un projetés en avant. Ils continuèrent ainsi, l'accusé après chaque menace du beglerberg, croisant ses mains sur sa poitrine avec toujours plus de doigts levés. Enfin, quand après une nouvelle protestation, il eut mis ses mains sur sa poitrine avec tous les doigts étendus, le beglerberg dit: «Allons, laissez-le aller. Peut-être est-il réellement innocent. Retourne à ta maison, et fais que je n'entende pas de plaintes contre toi.» Quand je quittai la maison du beglerberg, je remarquai que mes domestiques riaient et chuchotaient entre eux, et j'obtins d'eux l'explication suivante: l'accusé avait fait d'abord entendre au beglerberg qu'il lui donnerait un tuman, s'il voulait le renvoyer; ensuite il lui en avait promis deux, trois et ainsi de suite; mais il n'obtint son pardon que lorsqu'il eut promis de payer dix tumans. (Note de M. Chodzsko.)