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Kourroglou

Note (return) — ÉPOPÉE PERSANE (continued 2)

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Hamza partit en hâte pour Chamly-Bill, où l'arrivée d'un pauvre diable comme lui fut à peine remarquée. Après un mois de séjour dans ce lieu, il pensa dans son coeur: «Tâchons de pêcher Daly-Ahmed avec l'hameçon de l'amitié. Je trouverai peut-être ainsi moyen de m'introduire dans l'écurie.» Il entra alors dans la cour de l'écurie avec circonspection et à pas lents. Après avoir déchiré sa chemise sur sa poitrine, il ramassa un tas de fumier; et, se jetant dessus, il se mit à pleurer et à gémir à haute voix. Les larmes coulaient de ses yeux comme la pluie d'un nuage. Daly-Mehter, écuyer de Kourroglou, passait justement de ce côté; il vit un malheureux, tout nu et en larmes, assis sur ce tas de fumier. Son coeur fut ému de pitié. Tout le monde sait que les fous26 sont très-portés à la pitié: «Pourquoi cries-tu ainsi, tête chauve?» Hamza répondit: «Puisse-je devenir ton esclave! Je suis orphelin et étranger; grâce à la laideur de mon front chauve, personne ne veut me prendre à son service. Je désirerais pourtant trouver un maître qui put me donner un morceau de pain.» Daly-Mehter pensa: «Tout le monde vit du pain de Kourroglou; je prendrai cet homme à l'écurie, et je le nourrirai.» Pour commencer, il releva ses manches jusqu'au coude; et remplissant un vase d'eau chaude, il lava la tête d'Hamza, et, l'ayant nettoyé entièrement, il lui donna ses vieux habits pour se vêtir. Hamza le chauve montra tant de zèle et d'habileté dans son service, que la raison de Daly-Mehter lui échappait d'étonnement. Un des deux meilleurs chevaux de cette écurie était Kyrat, qui était attaché, par une jambe, à une chaîne dont Kourroglou portait toujours la clef dans sa poche. L'autre, monté habituellement par Ayvaz, se nommait Durrat. Ce cheval était aussi attaché séparément, et la clef de son cadenas était dans la poche de Daly-Mehter.

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