Note (retour) — SERGENT FRICASSE
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Nous sommes donc sortis du camp à deux heures du matin pour nous rendre aux lignes de Guermersheim où nous sommes restés campés jusqu'au 9 frimaire. Dans cet endroit, les vivres nous ont manqué pendant cinq jours de suite à cause du grand nombre de troupes, et il n'y avait encore aucune administration d'établie pour les vivres. Pendant ces cinq jours, nous nous sommes nourris avec des pommes de terre que nous allions chercher sous la neige, dans des trous, au milieu des champs de cultivateurs 43.